Décision judiciaire de Conseil d'Etat, 8 juillet 1910 (cas Conseil d'Etat, du 8 juillet 1910, 36120)

Relié comme:

Résumé


16-03-06 S'il appartient au maire, en vertu de l'art. 27 de la loi du 9 décembre 1905 et de l'art. 50 du décret du 16 mars 1906, de régler l'usage des cloches des églises dans l'intérêt de l'ordre et de la tranquillité publique, il est tenu de concilier l'exercice de ce pouvoir avec le respect de la liberté des cultes garantie par l'art. 1er de la loi du 9 décembre 1905 et l'art. 5 de la loi du 2 janvier 1907. Un arrêté municipal portant que les sonneries religieuses ne pourront avoir lieu que pendant le jour, compté en commençant une demi heure avant le lever du soleil pour finir une heure après le coucher, ces dispositions n'apportent pas de gêne pour les sonneries religieuses pendant les mois d'été, mais elles ont, au contraire, pour effet de supprimer en hiver les sonneries habituelles d'offices et d'exercices religieux ayant lieu le soir, ainsi que celles de la nuit de Noël. En conséquence, ces dispositions doivent être annulées comme portant atteinte au libre exercice du culte, alors qu'aucun motif tiré de la nécessité de maintenir l'ordre et la tranquillité publique ne saurait être invoqué par le maire pour limiter, comme il l'a fait, les sonneries religieuses.

Voir le contenu complet de ce document

Extrait


Décision judiciaire de Conseil d'Etat, 8 juillet 1910 (cas Conseil d'Etat, du 8 juillet 1910, 36120)

...

Voir le contenu complet de ce document

Liens sponsorisés




ver las páginas en versión mobile | web

ver las páginas en versión mobile | web

© Copyright 2012, vLex. Tous Droits Réservés.

Contenus dans vLex France

Explorez vLex

Pour professionnels

Pour associés

Compagnie