Décision judiciaire de Conseil d'Etat, 14 avril 1976 (cas Conseil d'Etat, 4 / 1 SSR, du 14 avril 1976, 97455)

Date de Résolution:14 avril 1976
Juridiction:Conseil d'etat
Nature :Décision
SOMMAIRE

01-02-07, 01-08-03, 54-07-01-04, 54-07-02-02, 66-02-02 Les dispositions de l'article L. 221-17 du code du travail, relatives au repos hebdomadaire, sont issues de la codification de l'article unique de la loi du 29 décembre 1923 et doivent, par suite, être regardées comme exclusives de celles des articles L. 221-6 et L. 221-7 résultant de la codification de la loi antérieure du 13 juillet 1906.... (voir le sommaire complet)

 
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REQUETE DE LA SOCIETE ANONYME SUMACO-CONFORAMA TENDANT A L'ANNULATION DU JUGEMENT DU 27 SEPTEMBRE 1974 DU TRIBUNAL ADMINISTRATIF D'ORLEANS REJETANT COMME IRRECEVABLE SA REQUETE DIRIGEE CONTRE UN ARRETE DU PREFET DU LOIRET DU 7 AOUT 1974 REFUSANT DE L'AUTORISER A DEROGER A LA REGLE DU REPOS DOMINICAL, ENSEMBLE A L'ANNULATION DUDIT ARRETE ; VU LE CODE DU TRAVAIL ; L'ORDONNANCE DU 31 JUILLET 1945 ET LE DECRET DU 30 SEPTEMBRE 1953 ; LE CODE GENERAL DES IMPOTS ;

CONSIDERANT QUE, SI LA SOCIETE ANONYME SUMACO-CONFORAMA A SOUTENU DEVANT LES PREMIERS JUGES QU'ELLE AVAIT, DES LE 12 AVRIL 1972, SAISI LE PREFET DU LOIRET D'UNE DEMANDE TENDANT A ETRE AUTORISEE A DEROGER A LA REGLE DU REPOS DOMINICAL, IL RESULTE DES PIECES DU DOSSIER QUE LE 10 JUIN 1974 LE PREFET LUI A FAIT CONNAITRE QU'IL N'AVAIT RECU DE SA PART AUCUNE DEMANDE DE DEROGATION ET L'A INVITEE A L'EN SAISIR ; QU'ELLE A DEFERE A CETTE INVITATION LE 6 JUILLET 1974 ET QUE LE 7 AOUT SUIVANT LE PREFET A PRIS UN ARRETE REJETANT SA DEMANDE ; QUE LEDIT ARRETE NE POUVAIT ETRE REGARDE COMME CONFIRMATIF D'UN REJET IMPLICITE OPPOSE ANTERIEUREMENT A UNE PRETENDUE DEMANDE DATANT DU 12 AVRIL 1972 ; QUE C'EST DONC A TORT QUE, PAR LE JUGEMENT ATTAQUE, LE TRIBUNAL ADMINISTRATIF D'ORLEANS A REJETE COMME TARDIF ET PAR SUITE IRRECEVABLE LE POURVOI DE LA SOCIETE SUMACO-CONFORAMA CONTRE L'ARRETE DU 7 AOUT 1974 ; QUE PAR SUITE CE JUGEMENT DOIT ETRE ANNULE ; CONS. QUE L'AFFAIRE ETANT EN ETAT, IL Y A LIEU D'EVOQUER ET DE STATUER IMMEDIATEMENT SUR LES CONCLUSIONS DE LA DEMANDE DE PREMIERE INSTANCE ;

CONS. QU'AUX TERMES DE L'ARTICLE L.221-17 DU CODE DU TRAVAIL : "LORSQU 'UN ACCORD EST INTERVENU ENTRE LES SYNDICATS D'EMPLOYEURS ET DE TRAVAILLEURS D'UNE PROFESSION ET D'UNE REGION DETERMINEES SUR LES CONDITIONS DANS LESQUELLES LE REPOS HEBDOMADAIRE EST DONNE AU PERSONNEL SUIVANT UN DES MODES PREVUS PAR LES ARTICLES PRECEDENTS, LE PREFET DU DEPARTEMENT PEUT, PAR ARRETE, SUR LA DEMANDE DES SYNDICATSINTERESSES, ORDONNER LA FERMETURE AU PUBLIC DES ETABLISSEMENTS DE LA PROFESSION OU DE LA REGION PENDANT TOUTE LA DUREE DE CE REPOS" ; QUE CES DISPOSITIONS RESULTANT DE LA CODIFICATION DE L'ARTICLE UNIQUE DE LA LOI DU 29 DECEMBRE 1923 DOIVENT ETRE REGARDEES COMME ETANT EXCLUSIVES DE CELLES DES ARTICLES L.221-6 ET L.221-7 RESULTANT DE LA CODIFICATION DE LA LOI ANTERIEURE...

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